Les différentes formes d’hypnoses

Il existe quatre formes d’Hypnose : toutes ont pour objectif d’obtenir chez la personne un état de conscience qui lui permet d’avoir accès à ces ressources inconscientes.  Les différences sont aussi bien dans la façon d’arriver à cet état de conscience particulier, que dans l’esprit avec lequel est faite la séance elle-même.

Trois  des quatre formes d’Hypnose agissent en utilisant une « dissociation » entre le conscient et l’inconscient. Une seule forme agit par effet « d’association », en faisant en sorte de réunifier la personne en elle-même.

Nous décrirons ici les formes d’Hypnose à partir de la création du terme « hypnose » par James Braid en 1841,  et des premières utilisations médicales et psychothérapeutiques occidentales.

Hypnose classique

En règle générale caractérisée par un abord très directif, voire dominateur, de l’hypnotiseur. Si cette forme d’hypnose peut parfois être utilisée en thérapie, c’est surtout celle que l’on voit dans les spectacles de music-hall ou à la télévision.

Hypnose Ericksonienne

Techniquement beaucoup plus complexe que l’Hypnose Classique, elle tire son nom du célèbre psychiatre américain Milton Hyland Erickson (1901-1980). C’est en effet l’aboutissement de l’art du langage utilisé en Hypnose, de la Communication multi niveaux, ainsi qu’une approche stratégique de la thérapie, qui a transformé la pratique moderne de la plupart des psychothérapies.

Le seul véritable « Ericksonien » était dit-on Milton Erickson lui-même, ce qui est certainement vrai.

Si Milton Erickson n’était pas dominateur, il restait toutefois assez directif. Il décidait de l’objectif et des étapes de la thérapie, quoi qu’en pense la personne. C’est ce qui a fait de lui « un thérapeute hors du commun » (livre de J. Haley). Il a, en effet, ainsi pu développer des outils capables de contrer toutes formes de résistances.

Il pratiquait une forme d’Hypnose purement « médicale », c’est-à-dire qu’il s’occupait uniquement de la santé, sans s’attacher vraiment à la qualité de vie.

Chacun de ses élèves a par la suite créé sa propre manière d’utiliser les « outils Ericksoniens ». Ainsi sont nées l’école de Palo Alto  (systémique), la thérapie familiale ou ordalique (Jay Haley), et la Nouvelle Hypnose (Daniel Araoz, William O’Hanlon), etc…

La nouvelle hypnose

Notre époque, plus encline à la libre décision de chacun et à la compréhension du sens de notre vie, fait que les praticiens actuels apprécient donc un type d’Hypnose un peu différent.

La Nouvelle Hypnose (Araoz, 1979) est donc le résultat d’une sorte de « mutation ». Elle conserve certains des outils provenant d’Erickson, et les fait, parfois considérablement, évoluer. Elle rajoute de nouvelles techniques comme les métaphores par exemple, dans un esprit de Qualité de Vie et de meilleure connaissance de Soi.

L’hypnose humaniste

Définie par Olivier Lockert (2001)(voir ifhe.com), l’Hypnose Humaniste utilise non seulement les connaissances modernes sur le cerveau et l’esprit, elle s’appuie de plus sur une solide philosophie de vie pour traiter les troubles psychologiques et physiologiques par le biais de la Conscience.

L’Hypnose Humaniste est à la fois proche de l’Hypnose Classique par ses techniques très directes et non camouflées. Elle présente un niveau technique très élevé, parfois supérieur à ce que l’on recherche en Hypnose Ericksonienne, et se veut dans un esprit moderne qui reflète la vision de la Nouvelle Hypnose…

Grâce à des inductions hypnotiques spécifiques, l’Hypnose Humaniste évite la dissociation entre le conscient et l’inconscient. Elle cherche  au contraire à réunifier la personne en elle-même. Elle se situe donc à l’opposé des types précédents.

En Hypnose Thérapeutique, nous utilisons selon les cas, le contexte… principalement les trois derniers types d’hypnoses décrites ci-dessus, toutefois parfois le premier est aussi utile.